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19/03/2010

ART, LITTÉRATURE, MODE, MARKETING ET YACHTING AVEC JOHN DODELANDE

Qui est John Dodelande ?

 

John Dodelande a fait le buzz il y a quelques années avec ses costumes roses (« pour casser les codes » dit-il). C'est ainsi qu'il avait gravi les marches du festival de Cannes, à 17 ans, en costume rose. Il avait ensuite lancé une fort belle collection de vêtements de luxe aux allures jeunes, aux coupes élaborées et aux finitions soignées, qu'il dit avoir fait confectionner par des professionnels issus de chez Scherrer, dans de jolis tissus italiens. Une ligne que personnellement j'apprécie beaucoup, qui peut en réalité être portée à tout âge et dont le catalogue est en ligne sur son site Internet.

 

Extrait du site Internet de John Dodelande

Il avait également inventé un concept, le «doodisme», sorte de mot-valise entre Dodelande et dandysme.

Il avait aussi publié un livre-magazine comportant dans sa première partie douze nouvelles, coécrites par lui-même et une autre plume, féminine.

 

Qu'est devenu John Dodelande ?

John Dodelande continue de marier art, littérature, design, mode et surtout marketing, mais cette fois dans un domaine où on l'y attendrait moins : l'industrie navale. Il est le Directeur ArtCom du Groupe Simon, un concepteur de yachts de luxe. Il y allie un vrai savoir-faire marketing avec un sens artistique inné et un carnet d'adresses très bien fourni.

Page d'accueil du site Internet du Groupe Simon

Entre autres actions, il a choisi Jean-Charles de Castelbajac comme décorateur de ses navires (rappelons qu'un « navire » va sur la mer, tandis que « bateau » est un terme qui peut également s'appliquer à la navigation fluviale – vieux souvenir de mes cours de droit maritime).

John Dodelande a lancé un petit magazine « Le Journal du Groupe Simon », bien dans le design Dodelande, en y intégrant ses fameuses rayures roses, blanches et bleues. Il y mêle art, littérature et publicité. Il a fait publier dans le numéro 5 (du journal, pas de Chanel), une nouvelle de Boris Bergmann, un jeune espoir de la littérature.

Il a également imaginé avec Ariel Wizman, le concept de « yacht culturel ». L'idée est d'intégrer dans le yacht une pièce centrale où se concentrent divers produits culturels (littérature, cinéma, musique) personnellement sélectionnés par Frédéric Beigbeder, Eliette Abecassis, Raphaël Enthoven, Arielle Dombasle, Lio, John Malkovich et Julie Depardieu pour citer les principaux artistes intégrés dans ce projet original. Ainsi, Frédéric Beigbeder a choisi des oeuvres de Proust, Colette, Salinger, Dostoïevski ... pour alimenter la bibliothèque des yachts. Cette pièce culturelle pourra être utilisée pour dîner, et aussi être transformée en discothèque ou en salle de projection.

En parallèle, John Dodelande s'occupe d'une ligne de vêtements yachting.

Que va faire John Dodelande ?

John nous annonce une action spectaculaire dans les mois qui suivent, laquelle fera l'objet d'une conférence de presse notamment, mais garde le secret sur sa nature.

26/02/2010

VERNISSAGE DES OEUVRES DE P-DRAM

C'est une foule nombreuse et élégante qui s'est pressée ce mardi 16 février pour contempler les dernières oeuvres de l'artiste parisien p-dram.

L'artiste p-dram, aimable dandy en lavallière, aux allures mi-BHL, mi-Alexandre Zouari, recevait dans un très bel hôtel particulier à Paris.

L'artiste p-dram

Ce vernissage était organisé avec brio par le Comte Louis de Causans et a fait l'objet d'un reportage télévisé.

Comte Louis de Causans

(composition faite par DG à partir de photo)

Les oeuvres étaient réparties dans les salons sur plusieurs étages.

Une partie des oeuvres étaient totalement abstraites, formées notamment de compositions géométriques soignées réalisées dans une harmonie de couleurs contrastées.

Oeuvres de p-dram


D'autres oeuvres comportaient des éléments figuratifs, comme
une très belle tour Eiffel et une surprenante crucifixion qui a beaucoup attiré les regards.

Oeuvre de p-dram


Doris Glénisson a réalisé une série de croquis et esquisses lors du vernissage.


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Croquis d'ambiance du vernissage par DG

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Croquis d'ambiance du vernissage par DG

Au premier étage, les oeuvres étaient particulièrement mises en valeur par le velours prune dont sont tendus les salons et l'éclat du marbre blanc posé au sol.

Le cocktail était relevé par la présence de célébrités comme les frères Bogdanoff.

Esquisse d'Igor Bogdanoff par DG

C'est tard dans la soirée que les nombreux invités ont quitté l'hôtel et ses trésors.

L'artiste présente sa vision de l'art avec beaucoup de finesse et de personnalité :

« Partant du concept, que toute création est expression, et toute expression émotion, c'est naturellement que je perçois l'art, quelque soit son enveloppe, comme un média où se fixe une émotion; une sensation, dans son expression la plus juste, la plus personnelle, la plus universelle.

Paroles et pensées donnent le sens, l'action et l'assimilation sont des réponse à l'entente.

Les code, les normes, les énoncés atrophient ce qui est, et pourtant nous les préférons à l'absolu et son infinité.

Paradoxe permanent de la masse humaine en mouvement, limitant pour comprendre, se perdant pour apprendre.

Rêves et réalités ne font qu'un, et les plus grandes certitudes chevauchent des abîmes sans fin.

Aux changements permanents de toute chose nous sommes soumis, cependant, sur notre chemin bon enfant, chaque instant nous donne ce que l'on prend.

L'interprétation, assujettie aux désirs et aux aversions, régit notre compréhension.

Une fois libéré du filtre réducteur de la perception consciente,

lié au ciel par l'inconscient et sa toute puissance,

il est possible de devenir l'instrument humain,

retranscrivant sensuellement les mélodies du cœur et de la lumière.

Imprimer cette énergie dans une œuvre, c'est faire vivre l'instant au delà du temps. C'est projeter le temps pour s'y réfléchir dedans. »

P.DRAM

L'artiste est également auteur-compositeur et se trouve à l'origine de très beaux textes de chansons dans un style funk française slammée.

Des photos du vernissage ici.

Le site Internet de l'artiste ici.

20:35 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, p-dram, louis de causans

21/03/2009

LE SUPPLICE DE SISAMNES

Publié sur LePost le 28/12/2008 

Attention, cette image peut choquer ! 

 Cet étonnant tableau de Gérard David est exposé à Bruges.  Une vision que je trouve tout simplement insoutenable, s'agissant du supplice d'un homme, écorché vif.  Ce tableau fait partie d'un diptyque peint vers 1498-99 et intitulé le Jugement de Cambyse.

Les deux tableaux ont été commandés à David pour la salle des échevins de l'Hôtel de Ville, et devaient rappeler aux magistrats de Bruges les devoirs et les obligations de leur charge.

Le premier représente Sisamnès, arrêté pour avoir abusé de son pouvoir et le second est la peinture du supplice, ici représentée.

L'histoire de Sisamnès nous est rapportée par Hérodote dans le troisième livre de son Enquête.  Cela s'est passé en Perse, pays connu pour le raffinement et la cruauté de ses supplices.

Sisamnès était juge et avait été corrompu.  Pour le punir de sa corruption, il fut écorché vif.  Le fils de Sisamnès reprit la charge de son père mais fut condamné à siéger sur la peau tannée de celui-ci, ce que l'on voit en haut à droite sur le tableau.

Actuellement, la charge de juge n'est plus héréditaire et on n'écorche plus les juges corrompus.  Heureusement. 

Néanmoins, un supplice aussi atroce rappelle la gravité du crime perpétré par un juge corrompu qui empêche la justice des hommes, déjà si fragile, de se voir appliquée. 

Par Doris Glénisson, DESS de Droit, MBA

AVERTISSEMENT : Veuillez ne pas citer mon nom de famille dans vos critiques

UNE DEFENSE IMPARABLE : SE DECOUVRIR LE TETON

Publié sur LePost le 28/12/2008

 Ceux qui ont visité le Kunsthalle de Hambourg ont peut-être déjà aperçu ce très beau et très étrange tableau peint par Jean-Léon Gérôme (°11 mai 1824 - +10 janvier 1904).

Le tableau est intitulé "Phryné devant l'Aréopage".

Phryné est une courtisane grecque du IVe siècle avant Jésus-Christ.  Très belle, elle aurait servi de modèle au sculpteur Praxitèle. 

Elle fut célèbre par ses tarifs élevés : elle aurait réclamé une mine entière pour une nuit.  Elle accumula de telles richesses qu'elle aurait offert de rebâtir les murailles de Thèbes, abattues en 336 avant J.-C. par Alexandre le Grand, sous réserve qu'on y grave l'inscription : « Détruites par Alexandre, rebâties par Phryné, l'hétaïre », ce qui lui fut refusé.

Phryné fut accusée d'introduire une divinité étrangère à Athènes et de corrompre les jeunes femmes (suivant d'autres versions elle avait été accusée de meurtre).  Impiété et corruption de la jeunesse : à peu près le même procès que Socrate.

Elle avait été accusée par un ancien amant et fut défendue par un de ses amants du moment, l'orateur Hypéride. 

Selon Athénée, celui-ci, sentant la cause perdue, aurait déchiré la tunique de Phryné, dévoilant aux Héliastes sa poitrine,  et il tint des argument extrêmement pathétiques, emportant ainsi la faveur du jury. Phryné fut acquittée et portée en triomphe au temple d'Aphrodite alors que le rhéteur adverse fut chassé de l'Aréopage.

Toutefois, après son acquittement, un décret fut voté, par lequel aucun défenseur ne saurait plus user de sensiblerie et lequel interdisait en même temps à toute personne accusée d'être regardée par ses juges.  

Il est clair que la même défense en faveur de Socrate, qui était à l'époque de son procès un homme de  71 ans, n'aurait pas eu le même effet. 

Actuellement, une défense qui touche aux sens et aux sentiments reste malheureusement une défense efficace.  Mais beaucoup de dispositifs de notre justice tentent d'y pallier.  Le port de la robe pour les avocats, l'obligation faite aux juges de juger en droit en font partie.

Par Doris Glénisson, DESS de Droit, MBA

Sources : Wikipedia, Athénée : livre XIII des Déipnosophistes

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