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29/04/2010

LA SUCCESSION AU TRONE DE LA PRINCIPAUTE MONEGASQUE

Cela fait bientôt cinq ans que le Prince Albert est au pouvoir à Monaco. Néanmoins, même si le débat n'a plus été ravivé à l'occasion de son intronisation, il importe de savoir que la succession dynastique monégasque a fait l'objet d'une très importante controverse.

Les branches subsistantes de la famille princière de Monaco, sont issues, d'une part, de Louise-Hippolyte de Monaco (1697-1731, fille aînée et héritière d'Antoine II de Monaco, dernier Prince de la première maison Grimaldi de Monaco), et d'autre part, de son époux, Jacques de Goyon de Matignon (1689-1751), Comte de Thorigny, devenu Jacques Ier de Monaco, auteurs de la deuxième maison Grimaldi de Monaco.

Les trois branches subsistantes sont :

1 - la descendance de la Princesse Charlotte de Monaco (1898-1977), Duchesse de Valentinois, rameaux du Prince souverain Rainier III (1923-2005) et de la Princesse Antoinette de Monaco (1920), Baronne de Massy

2 – la descendance de la Princesse Florestine de Monaco (1833-1897), Duchesse d'Urach

3 - la descendance de la Princesse Honorine de Monaco (1784-1879), Marquise de La Charce.

La loi successorale de la principauté est définie par le testament de Jean Ier en date du 8 mai 1454 et l'ordonnance du 8 mai 1882 du Prince Charles III.

La Princesse Charlotte de Monaco (1898-1977), auteur de la première branche, est une enfant naturelle qui fut reconnue à sa naissance, en 1898, par le futur Prince Louis II de Monaco.

Le Prince de Monaco disposait des pleins pouvoirs (monarchie absolue) jusqu’à l’octroi de la Constitution du 5 janvier 1911, qui fait du pays une monarchie constitutionnelle. Ce point a de l'importance pour évaluer la validité des ordonnances de 1918, qui avaient pour objectif de modifier la loi successorale.

Concernant la Princesse Charlotte de Monaco, il y eut confirmation et approbation de la reconnaissance paternelle dont elle avait fait l'objet à sa naissance, de façon officielle à Monaco, par ordonnance du 15 novembre 1911 du Prince souverain Albert Ier, le grand-père de la Princesse Charlotte.

La France, par le traité de Paris, du 17 juillet 1918, conclu avec le représentant du Prince souverain, avait négocié que la succession au trône de Monaco s'opérerait à l'avenir, nécessairement au profit d'une personne ayant la nationalité française ou monégasque et agréée par le gouvernement français, cela afin d'éviter qu'un prince allemand ne puisse y monter, au lendemain de la guerre et alors que l'antagonisme franco-allemand était encore vivace. Il importe aussi de souligner les intérêts en jeu, dans l'hypothèse où la principauté venait à être dirigée par une personne que son puritanisme aurait poussée à fermer les casinos, sources d'importants revenus, ce qui aurait peut-être été le cas des princes allemands issus de la deuxième branche subsistante de la famille princière. Le traité spécifiait dans son article 3 :« En cas de vacance de la couronne, notamment faute d'héritiers directs ou adoptifs, le territoire monégasque formera, sous le protectorat de la France, un État autonome, sous le nom d'État de Monaco. »

La loi successorale monégasque fut modifiée au profit de la Princesse Charlotte de Monaco par les ordonnances des 30 et 31 octobre 1918, autorisant la succession d'un enfant adopté en dépit de l'existence de parents habiles à succéder.

La Princesse Charlotte de Monaco fut adoptée solennellement par le Prince Louis le 16 mai 1919, avec l'autorisation du prince souverain Albert Ier, et c'est à compter de cette date, qu'elle devint princesse de Monaco.

En ce qui concerne la deuxième branche subsistante, le Duc d'Urach a renoncé en 1924 à ses droits au trône pour lui-même, ses enfants et leur postérité.

Aynard, Comte puis Marquis de Chabrillan, membre de la troisième branche, revendiqua alors le trône princier de Monaco en 1925 à la suite de l'adoption officielle de Charlotte Grimaldi puis en 1949 au décès du prince souverain Louis II de Monaco.

Une nouvelle revendication sous forme de lettre ouverte fut faite en 1955 par la Comtesse de Caumont la Force, fille du Marquis de Chabrillan, laquelle fut interdite d'entrée et de séjour à Monaco.

Les membres de la troisième branche semblent être à ce jour toujours interdits d'entrée et de séjour à Monaco, suivant le Comte Louis de Causans, un de leurs représentants.

Sources : Encyclopédies Quid, Wikipedia, Manifeste du Marquis de Chabrillan, Louis de Causans "Les vrais Grimaldi"

16/12/2009

LES COUSINS TERRIBLES

Les cousins terribles ou quelle attitude adopter quand on a des cousins très riches et très puissants qui vous ont enlevé un bien inestimable.

En effet, la famille peut être une source de bienfaits comme de gros ennuis. La plus tragique illustration en est la famille Borgia. Les Borgia étaient de grands pourvoyeurs de faveurs à leurs proches. Ils comptaient d'ailleurs en leur sein les principaux protagonistes du grand népotisme, comme le pape Calixte III, qui fit de son fils naturel, un cardinal et adopta son neveu, lui-même futur pape. Ces Borgia qui furent pourtant tellement fratricides et rivalisèrent de cruauté.

On admet généralement que l'entraide familiale, quand elle ne constitue pas une simple forme de népotisme, est une vertu, et la jalousie, un vice, la paix un état souhaitable et la guerre un péril. Mais il est des situations intenables tant que justice n'est pas correctement rendue.

Par ailleurs, comme pour Roméo et Juliette, les déchirements familiaux mêlés de sentiments forts font les meilleurs romans.

C'est donc une captivante histoire que nous narre le Comte Louis de Causans quand il nous décrit pourquoi il conteste la légitimité de ses cousins les Princes de Monaco.


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Sur la couverture, l'auteur nous accueille courtoisement, sourire aux lèvres, soulevant le trône de Monaco d'une main (tout un symbole). Un perroquet est posé sur le dais. La présence de ce bel oiseau serait justifiée par le fait qu'il possède un perroquet.

Dès les premiers chapitres, le joli Comte révèle une plume intéressante. Le ton se fait plus familier au fil des pages. Normal, nous commençons à nous connaître en progressant dans la lecture.

Le juriste averti y trouvera matière, en effet, il expose les pièces au soutien de sa démonstration, principalement en annexe. L'amateur de petites phrases aussi, car il en place beaucoup dans son récit.

L'auteur est un descendant de Boni de Castellane, dandy de la Belle Époque et homme politique (il fut député). A ce propos, je conseille les mémoires de Boni de Castellane, très agréables à lire.
Une biographie du séduisant personnage qu'est Boni de Castellane, est sortie récemment, sous la plume d'Eric Mension-Rigau.

Le Comte Louis de Causans descendrait également du célèbre Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

Si le livre du Comte Louis de Causans a retenu toute mon attention, c'est bien sûr parce que l'auteur est tout à fait charmant en photo, cela dit sans aucune arrière-pensée, mais aussi parce que j'ai une cousine puissante, connue, riche, qui, par sa communication mensongère, contribue au détournement de l'essentiel des biens de la femme qui m'est la plus proche : ma mère. Donc, quelqu'un qui a un oeuf à peler avec un cousin ne peut que m'être sympathique et sa démarche dans son combat m'intéresse forcément.
NB : en Belgique, "avoir un oeuf à peler avec quelqu'un" signifie "avoir un compte à régler avec quelqu'un". Néanmoins, cette expression un peu familière est parfois utilisée au Canada, ou même en France.

Si vous voulez consulter le site Internet de Louis de Causans, veuillez cliquer ici